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Sécurité, crise alimentaire et libre-échange au programme du sommet annuel de l’UA

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Les dirigeants africains se réunissent ce week-end pour le sommet annuel de l’Union africaine (UA), qui se tiendra au siège de l’organisation continentale à Addis-Abeba, dans un contexte marqué par les conflits armés et la crise alimentaire qui frappe plusieurs régions d’Afrique.

Un sommet qui se tient à un moment délicat pour le continent. Les crises sécuritaire et alimentaire devraient dominer les discussions lors du sommet annuel de l’Union africaine (UA) qui se tiendra du vendredi 17 au dimanche 19 février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

La persistance des conflits armés au Sahel et dans la Corne de l’Afrique et les effets désastreux des sécheresses et des inondations ont fait, selon les estimations des Nations unies, 44 millions de déplacés en 2022, une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente.

Le Commissaire de l’UA à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye, devrait tenter d’obtenir le soutien des États-Unis, des membres de l’Union africaine et de l’Union européenne à une proposition prévoyant un nouveau financement des opérations de sécurité, ont déclaré à Reuters deux diplomates préférant conserver l’anonymat.

Les dirigeants des pays de l’UA devraient également être informés de l’évolution des combats dans l’est de la République démocratique du Congo et de la situation sécuritaire au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et au Soudan, où des coups d’État se sont déroulés en 2021 et 2022, ont ajouté les diplomates.

Autre question majeure qui sera abordée lors du sommet est celle de la crise alimentaire – liée aux conflits armés, aux conditions météorologiques extrêmes et qui est imputée au changement climatique par les scientifiques – qui frappe plusieurs régions d’Afrique.

Enfin, il sera question d’accélérer la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), qui doit réunir 1,3 milliard de personnes et ainsi devenir le plus grand marché mondial avec un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars, selon l’ONU.

Initialement, le marché devait être effectif dès le 1er juillet 2020. Mais la fermeture de la plupart des frontières à cause de la pandémie de Covid-19 a repoussé le calendrier. Pour l’heure, le commerce intra-africain ne représente que 15 % des échanges totaux du continent.

Afrika Stratégies France avec Reuters

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