Mines et infrastructures : un financement bancaire de près de 350 millions d’euros en Afrique de l’Ouest

Le Ghana concentre l’essentiel des financements, avec une priorité donnée à l’exploitation aurifère. Une enveloppe consacrée au rail doit également soutenir les échanges entre le Nigéria et le Niger.

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé quatre opérations totalisant 390 millions de dollars, soit environ 343 millions d’euros lors de la réunion de son conseil d’administration, tenue le 28 septembre à Lomé. Ces financements concernent un projet aurifère et l’approvisionnement pétrolier au Ghana, des équipements ferroviaires au Nigéria ainsi qu’une initiative agricole déployée dans trois pays.

Avec 230 millions de dollars, soit 202 millions d’euros, le projet aurifère Black Volta, porté par l’entreprise ghanéenne Azumah Resources Ghana Limited, absorbe près de 59% de l’enveloppe. Le chemin de fer Kano-Maradi mobilise, pour sa part, 100 millions de dollars équivalent à près de 88 millions d’euros. Ensemble, ces deux opérations représentent près de 85% du montant approuvé, donnant aux mines et aux infrastructures de transport une place prépondérante dans cette série d’interventions.

Le Ghana concentre les engagements autour de l’or et du pétrole

Le financement de Black Volta vise, selon la BIDC, à soutenir la création de valeur locale et à stimuler l’activité économique. Au-delà du développement de la mine, l’enjeu réside dans les retombées que le projet pourra générer pour les entreprises et les travailleurs du pays, notamment en termes de marchés de sous-traitance, achats auprès de fournisseurs locaux et emplois associés à l’exploitation.

La seconde opération ghanéenne porte sur une facilité de 50 millions de dollars accordée à MOSL Limited pour soutenir l’approvisionnement en produits pétroliers. Elle répond à un besoin différent : financer la disponibilité de carburants nécessaires au fonctionnement des transports et des activités productives. Le document ne détaille pas les volumes concernés ni les modalités de distribution.

Ces deux opérations exclusivement ghanéennes totalisent près de 72% des engagements approuvés. Le pays figure également parmi les bénéficiaires du programme agricole régional, aux côtés du Sénégal et du Togo.

Afrika Stratégies France avec La Tribune Afrique

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