Il y a quatre mois, quasiment jour pour jour, les autorités congolaises annonçaient la fin de l’épidémie d’Ebola dans le pays. Ce jeudi 2 avril 2026, c’est l’alerte nationale sur le Mpox qui a été levée. La situation d’épidémie avait été déclarée le 16 décembre 2022. Plus de 120 000 cas suspects ont été recensés avec 2 254 décès enregistrés.
notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi
« Je déclare officiellement la fin de l’épidémie de mpox en tant qu’urgence nationale de santé publique », a annoncé ce jeudi 2 avril 2026 le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo, Samuel Kamba.
Une déclaration qui acte donc la fin officielle d’une épidémie qui aura donc duré plus de trois ans dans le pays. « C’est une victoire contre l’épidémie, pas contre le virus », tempère cependant le ministre de la Santé.
Le Mpox continue en effet de circuler dans le pays, mais à un niveau qui reste cependant bien moindre qu’au plus fort de la crise.
« Un vaccin de riposte »
Le ministre a rappelé que le mpox était endémique à cette région et que le vaccin, développé assez récemment, était l’un des éléments importants de cette nouvelle phase de surveillance pour éviter toute nouvelle propagation.
« L’OMS n’a pas encore recommandé que ce soit un vaccin de routine. À partir du moment où ce n’est pas encore un vaccin de routine, on ne va pas en faire, chez nous, un vaccin de routine. Mais par contre, un vaccin de riposte et de surveillance accrue, oui, détaille le ministre de la Santé. C’est un vaccin très cher, mais par contre, nous allons continuer notamment dans les provinces que nous disons « hotspots » à vacciner le plus possible autour des cas, et les personnes qui sont fragiles. »
La RDC a obtenu pour cette riposte, qui a couté 90 millions de dollars, près de 3,4 millions de doses de vaccins et en a déjà utilisé 2,4 millions pour mettre fin à cette épidémie.
Afrika Stratégies France avec RFI