LA PRINCIPAUTE DES BAOBABS : Réorganisation, territoires, Ordre des Baobabs, les derniers ajustements

Pendant longtemps, elle fut une micronation strictement togolaise. Depuis juillet 2026, La Principauté des Baobabs restructure ses territoires, son organisation, sa présence en optant pour un siège en France et une présence au Togo et au Bénin. Cette dimension intercontinentale ou franco-africaine lui permet de conforter le légendaire Ordre des Baobabs mais aussi sa Maison d’édition et son ouverture dans le monde à travers ses bureaux de liaison ou ambassades. Voici le nouvel organigramme et les dernières modifications.

Fondée en juillet 2023 au Togo, La Principauté des Baobabs profite de son 3e anniversaire, en juillet 2026, pour se réorganiser afin de préciser son statut administratif et de diversifier ses territoires par une internationalisation de sa présence. Occasion pour elle de redéfinir la place de son mystique Ordre des Baobabs ou encore sa Maison d’édition. Elle s’ouvre ainsi sur le monde et veut redynamiser ses représentations à travers des ambassades ou Bureaux de liaison. Un nouveau départ pour une micronation de plus en plus influente en Afrique et dans le monde. Elle compte une centaine de membres dispersés dans le monde entier. Si les productions agricole, animale et halieutique constituent ses domaines de prédilection, elle investit dans d’autres secteurs comme l’écologie, l’édition sans oublier les actions caritatives qui sont le socle de son action.

Identité administrative strictement française

Bien que créée par des Africains en grande majorité béninois et togolais, La Principauté des Baobabs est une association française de 1901 déclarée dans la ville du Mans en Pays de la Loire, dans la Sarthe depuis avril 2024. Elle fonctionne donc comme telle, avec une présence au Togo et au Bénin à travers ses activités et grands projets. Elle est agricole, écologique et s’identifie comme une organisation à résonance catholique. Elle est donc une association française qui mène des activités partout dans le monde mais notamment en Afrique. Il s’agit donc désormais d’une organisation franco-africaine consacrée à l’agriculture, à la protection de l’environnement et à des actions caritatives socio-économiques portées par la foi chrétienne, ce qui n’en fait en rien ni une religion, ni une communauté religieuse.

À califourchon entre le Togo et le Bénin

Outre son siège en France, La Principauté des Baobabs dispose d’un relais au Togo, qui lui sert de territoire symbolique sans qu’elle n’ait aucune revendication quelconque, c’est la ferme-école de La Principauté des Baobabs, installée entre les villes de Tsévié et Kévé au Togo, et qui s’étend à trois sites dont l’ensemble fait 27 hectares. Au Bénin, elle dispose d’une ferme agricole dans le département du Zou, entre Gbanamè et Passagon. Chacune de ces unités agricoles est désignée comme un « Duché » pour exprimer leur dépendance de La Principauté. Chaque Duché est dirigé par un Duc-Ministre qui en assure la gestion locale. Cette nouvelle structuration en fait une micronation qui est installée entre trois pays et deux continents. Ces relais nationaux (Togo et Bénin) lui permettent de mener ses activités diverses et surtout, de s’imposer comme une organisation supranationale et fondamentalement franco-africaine dans les domaines de développement de l’agriculture bio, de la promotion de l’écologie et d’activités caritatives portées par la foi chrétienne. La Principauté des Baobabs s’est aussi illustrée par des actions dans le domaine de la santé.

Le glaucome, le cancer du sein, l’accès à l’éducation et à l’eau

Depuis sa création en 2023, la lutte contre le glaucome, maladie irréversible des yeux et les dépistages de ladite pathologie ont été un axe central des actions de La Principauté des Baobabs dans le domaine de la santé. À cela s’ajoute la lutte contre le cancer du sein pour laquelle elle mène des sensibilisations chaque année, notamment pendant le mois d’octobre. La micronation est aussi investie dans la promotion de l’école et l’accès à l’éducation pour des enfants en Afrique. Elle offre des kits scolaires et a un projet phare de construction d’une école pour les populations de Tsévié-Bolou où elle offre de l’eau potable aux riverains à travers des forages. Pour financer ses activités, La Principauté des Baobabs soutient des activités génératrices de revenus à travers son principal partenaire, MSC Group, notamment l’agriculture bio, l’agriculture médicinale, la pisciculture, le maraîchage ou l’élevage. Mieux, depuis quelques années, elle dispose d’une maison d’édition franco-africaine basée en France.

Les Éditions de La Principauté

Il s’agit d’une maison d’édition, franco-africaine, basée dans la ville sarthoise du Mans et qui s’illustre dans les ouvrages politiques, les fictions, la poésie ou encore la religion. Elle privilégie des livres consacrés à l’agriculture et l’écologie. Chaque année, les Éditions de La Principauté des Baobabs publient un nombre restreint de livres, au maximum une dizaine par an. Elles n’existent que depuis 2024 et ont publié leurs premiers ouvrages en 2025. Si leur direction est en France, elles comptent sur des contributeurs répartis entre la France, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire. Avec le journaliste et chercheur français Régis Marzin, elles ont lancé une immense série « Histoire des élections en Afrique » dans laquelle elles ont déjà publié 3 livres et travaillent à une dizaine d’autres. Au-delà de l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, le maraîchage ou encore le jardinage médicinal notamment une grande production de desmodium à usage thérapeutique, l’édition est la principale activité de La Principauté des Baobabs.

L’Ordre des Baobabs

L’Ordre des Baobabs est une décoration internationale, initiée par La Principauté pour promouvoir les acteurs agricoles et toute personne qui contribue, de quelque manière que ce soit, à une vie meilleure sur la terre. Il cible aussi les promoteurs de l’agro Tech et de l’agriculture bio et toute personne qui contribue à la réalisation de l’un de ses objectifs ou domaines d’activité. Il est dirigé par un Grand chancelier aidé par un jury. La remise de la décoration se fait généralement, une fois par an, par le Prince régnant de La Principauté des Baobabs notamment au milieu du mois de juillet. Il est constitué d’un parchemin et d’une médaille à mettre au cou ainsi qu’une médaille pectorale. Cette décoration peut aussi cibler des écrivains, La Principauté des Baobabs étant aussi un acteur de la culture et du livre, à travers sa maison d’édition.

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